ECHANGE

Publié le par Thierry

15 ans que mon vieux père est mort… le temps s’est effacé, les souvenirs ont embellis ce qui ne fut jamais qu’une série d’instants présents.

Comme si ce temps n’avait été qu’une chimère, une apparition délirante.

Un père, un fils, les expériences banales du chemin, pourtant si singulières pour qui les a vécues, pourtant si magnifiques ou cruelles pour les humains qui les ont portées.

Un temps si long dans l’écoulement des présents d’alors.

Ces heures me semblent si proches, j’y vois des monuments gigantesques dans ce qui ne me semblait alors que banalités imperceptibles.

Pendant tous ces maintenant, pendant tous ces aujourd’hui, nous étions dans l’inconscience de cet élixir précieux qui imprègne trop discrètement les jours et qui aux temps d’après devient le souvenir.

Il trahi pourtant le temps d’alors, il n’est que l’empreinte des pas que la course des heures a laissé sur le chemin.

Tout comme la ruine n’est qu’une misérable esquisse de ce que fut l’édifice, et ne reflète pas la beauté sublime présente au cœur de ceux qui l’ont bâti.

Le souvenir est un mystérieux processus qui tente de graver dans la pierre la grâce du papillon, un instant de complicité ou la brise fraiche d’un soir.

Comment éprouver la douceur d’un soir en regardant une pierre ?

Dans cet exercice de trahison, notre esprit doit raconter une histoire, produire un spectacle pour que nos yeux d’aujourd’hui puissent ressentir ce que notre conscience d’alors n’avait pas perçu.

Tu étais mon père, et toutes ces années de vie mélangée ne nous ont pas permis de percevoir l’intimité de l’autre. Du moins, l’ai-je cru à l’époque…

J’ai cru intensément que l’empilement de tant de générations de paysans lozériens n’avait laissé aucune trace de transmission dans nos cœurs.

J’imaginais alors que tout passait par le canal de la parole échangée qui je le sais maintenant, n’habite que la surface des choses.

La parole est un bien pauvre serviteur de la vérité.

Je n’ai pourtant pu échapper à cette illusion absolue qui fait croire que la communication n’existe pas sans le secours des mots : Rien n’est dit, alors rien n’est transmis.

Quel est ce sourire étrange et bienveillant qui éclaire nos visages au moment de la perception consciente de nos erreurs passées ?

Depuis, je chemine dans l’espoir d’une communion inconsciente qui a vu le jour par la seule présence à l’autre, le partage d’un temps ordinaire rempli de non-dits sur le chemin de la fin d’un monde.

Je sentais ce pays terrible illuminer ses yeux chaque jour un peu plus.

Il avait fini par aimer ces contrées qui ne m’inspiraient à moi que la peur et le néant.

Le sens de l’existence ? Cette énigme éternelle partagera-t-elle un jour le langage commun de nos consciences humaines ?

Cette chanson lancinante du doute présente à mon esprit depuis toujours parviendra-t-elle à dissiper le troublant brouillard du pourquoi éternel ?

Est-il nécessaire qu’elle le fasse ?

Avait-il du courage, ou bien ces contrées irréversibles étaient-elles devenues pour lui un jour, aidées par la lassitude d’un chemin devenu trop long, une destination souhaitable ? Une promesse de délivrance de la vie ?

Un jour cette promesse l’a emporté, je l’ai lu dans ses yeux, il était déjà sur l’autre rive et ne savait pas comment me dire adieu.

Il prenait soin de ma peur alors que la sienne avait déjà disparu, il avait décidé d’entreprendre ce voyage qui mène à l’oubli…

C’était un désir et même un apaisement, on aurait pu croire que ce voyage était sa vraie liberté, peut-être même la seule que la vie lui ait apporté.

La beauté enfin présente, la matérialité du monde qui fusionnait avec l’éternité d’un futur infini et désirable.

Je ne suis plus triste… mon esprit voyait une fin à l’endroit même où lui, il commençait un voyage…

C’est un moment où tout s’effondre, où l’avant et l’après deviennent deux ennemis absolus, le moment où le petit garçon réalise que la puissance absolue bien cachée tout au fond de son regard d’enfant disparait dans le néant avec le géant qui en était l’essence.

C’est à ce moment-là, quintessence de la finitude et de l’infinie tristesse, que par je ne sais quel messager, mon vieux papa, sans parole et même sans geste, tu m’as donné la force de devenir moi-même.

La force de ne plus pouvoir accepter d’être celui que je ne suis pas.

Un long chemin commençait pour moi, à l’endroit même où s’achevait le tien.

Un long chemin qui m’a permis d’aller à ma rencontre. C’est étrange, je ne te connaissais pas vraiment, et ton départ m’a pourtant permis d’approcher l’intimité de l’humain que je suis.

Quelle douceur que d’accepter, même trop fugacement, d’être celui qu’on est.

Quel bonheur ais je éprouvé ce 22 septembre 2009 (le chemin a été long) simplement en constatant que je n’étais pas aussi bien que je le croyais, voire parfois totalement minable, après une séance de psychothérapie que je n’oublierai jamais.

Je dois les meilleures heures de ma vie au fait d’avoir réellement accepté de voir chez moi ce que je pensais être totalement désespérant.

Aujourd’hui j’ai soigné cette partie-là qui n’était finalement pas si désespérante.

J’en souris maintenant, mais cette expérience a constitué le premier pas d’un long pèlerinage dont je ne connais pas la destination et qui m’apporte une joie d’une profondeur exceptionnelle. 

Partager cet article
Repost0

POURQUOI LE CHEMIN DE COMPOSTELLE

Publié le par Thierry

Eh oui, pourquoi ? Pourquoi se charger d’un sac à dos, pourquoi marcher par tous les temps et aussi longtemps ?

Le chemin de Compostelle attire beaucoup de gens, ceux qui trouvent le courage de le commencer et ceux qui trouvent seulement le courage d’espérer qu’il pourra commencer un jour.

J’entends beaucoup de nos contemporains évoquer l’idée de parcourir ce chemin un jour dans leur vie, sans qu’ils puissent comprendre eux-mêmes la puissance d’attraction de ce drôle de chant des sirènes. Un mobile puissant doit pourtant préexister déjà en nous, bien avant de démarrer cette étrange Odyssée, et pourtant quand on demande aux gens pourquoi ils ont envie de partir, on se rend bien compte que leur conscience n’a pas accès à cette information.

Avec ma compagne nous avons suivi le chemin qui part du PUY EN VELAY pendant 7 ans et nous sommes arrivés à Santiago en aout 2020. Cette année, nous réalisons le parcours depuis la maison jusqu’au PUY.

Vous avez dit logistique ? Alors, oui, évidemment, ce chemin-là est tellement fréquenté qu’on peut compter sur une logistique extraordinaire, avec des hébergements et des restaurants omniprésents, des bénévoles qui organisent des pauses, un balisage à toute épreuve…

Beauté des paysages ? D’abord le chemin n’est pas toujours beau, parfois on passe sous un pont autoroutier, parfois on suit un chemin blanc tout droit sur 20 km, parfois on est au milieu des champs de maïs et il pleut… Mais oui, souvent les paysages sont beaux, mais ils sont beaux également dans plein d’autres endroits accessibles en voiture…

L’intensité spirituelle des lieux et des édifices anciens ? Effectivement, la cathédrale du PUY ou le cloitre de MOISSAC, souvent l’œuvre de nos frères opératifs, semblent produire une présence peu commune, un mélange d’intensité spirituelle et de légèreté, comme une vibration à la fois très perceptible et très subtile. Il est toutefois possible que ces expériences ne soient que le résultat d’autosuggestions liées au silence du lieu, à l’ivresse de la fatigue, ou simplement à l’envie que nous pouvons légitimement ressentir d’éprouver une sorte d’état mystique dans des lieux chargés d’autant d’histoires et de symboles.

Les rencontres ? Oui, effectivement, on rencontre souvent des profils tout à fait singuliers sur le chemin. On a connu des moments de partages vraiment privilégiés, souvent très mystiques parfois plutôt sportifs. La question du pourquoi du chemin rencontre souvent des réponses évasives car les gens ne trouvent en général pas les mots pour le dire. La rencontre existe sur le chemin, mais elle existe aussi dans plein d’autres lieux plus facilement accessibles.

« Buen camino ! » C’est une expression que vous entendrez des centaines de fois lorsque vous aurez passé la frontière espagnole. Parfois ça peut agacer de l’entendre 20 fois par jour, mais souvent on ressent la fraicheur et l’émotion de celle ou celui qui le dit. Une sorte de connivence, un geste de reconnaissance, un clin d’œil à mi-chemin entre les cailloux du chemin et l’éternité du ciel.

Du coup, on ne sait toujours pas… Tout cela nous a amené à penser que le sujet était sans doute trop vaste pour supporter le carcan étroit du langage et des mots. Un peu du même genre que la question : « pourquoi on est tombé amoureux ? ».

On a beau éplucher tous les arguments visibles, descriptibles par des mots, on s’aperçoit que plein d’autres gens répondent aux critères énoncés, et en définitive, on ne peut finalement répondre, comme Montaigne que « c’est parce que c’était [elle] et parce que c’était moi ».

Il semble dire en gros, « je suis certain du truc, ça me parait évident, je le vois très clairement à l’intérieur de moi, mais quand je cherche les mots pour le décrire, tout Montaigne que je suis, eh ben… je ne les trouve pas ». Ça se situe dans un monde où les mots n’ont pas leur place. Il est un endroit où y a des trucs qui se passent, et où les mots deviennent de très mauvais serviteurs.

Ce monde-là est tellement important que pour contourner la difficulté du langage et en exprimer la quintessence sans le secours des mots, on utilise le langage complexe des symboles. Ces symboles qui enseignent ce qu’aucune autre méthode ne pourrait transmettre.

Il me semble que le rythme donné par la marche, la récurrence des gestes de chaque jour, la lenteur de l’enchainement des pas, la confrontation aux éléments, nous remettent en phase avec notre physiologie, la physiologie de base des humains.

Nos sociétés ont donné au mental une puissance démesurée sur la gestion de notre quotidien. Et en particulier, par exemple, le pouvoir de forcer notre rythme naturel. Avec la marche, j’ai l’impression que nous inversons le processus, et que c’est notre intériorité qui reprend les rênes. Le mental comprend, mais notre intériorité, cet endroit où les mots n’existent pas, connait. Il me semble que le rôle de cette intériorité est de définir nos stratégies de vie, et que le rôle du mental est seulement de les mettre en œuvre.  

La lenteur de la marche permet, j’en suis persuadé, de rétablir ce rythme fondamental, comme la lumière du jour synchronise notre rythme circadien. Le mental redevient le serviteur et l’intériorité redevient le maitre. Cette remise en phase m’apparait n’advenir qu’après plusieurs jours de marche consécutifs.

La matérialité et la spiritualité au même moment ? La fatigue des jambes, les douleurs de la marche, la beauté de ce qui nous entoure, notre esprit qui peut prendre le temps de s’habituer aux changements de lieux… nous sommes dans l’instant présent quasiment en permanence. Nous devons écouter notre corps et la longueur du chemin nous oblige à en prendre conscience vraiment.

Le mental semble indépendant du corps, alors que l’intériorité (le vrai mot est difficile à trouver) semble constituée à la fois de l’esprit et du corps, sans limites entre les deux. La marche serait en quelque sorte une résolution de cette dualité apparente.

Le rythme de l’esprit ? Il me semble que cette synchronisation avec notre rythme physiologique conduit naturellement à une mise en phase du rythme de l’esprit. Nous pouvons alors laisser les besoins de l’esprit s’exprimer, comme s’expriment ceux du corps.

Le rituel de la marche répétée chaque jour, peut se rapprocher de celui que nous pratiquons en loge où nous nous donnons un temps hors du temps, un temps sacré. La mesure du temps n’y existe plus à l’aune de nos outils mentaux habituels.

Sur le chemin, nous marchons bien souvent 6 à 7 heures par jour, ce qui peut sembler long à ceux qui ne sont pas habitués. Mais quand on le vit dans ce temps hors du temps, on ne ressent pas les heures de la même façon, alors même que la fatigue nous rappelle à l’ordre quand cela devient nécessaire.

Nous avons constaté une réelle dépendance au rythme du chemin, il semble donc qu’il existe un lien direct avec quelque chose d’essentiel. 

Prise de conscience ? Oui, il me semble avoir connu des prises de conscience sur le chemin. Mais bon, comme ce genre d’évènement ne s’exprime que difficilement par des mots, le message d’origine sera forcément perverti. Tant pis, je me lance.

Par exemple, la vacuité du « je » : quand je lisais des livres de tradition bouddhiste, j’étais comme effrayé par la perspective de ce « je », qui n’aurait aucun fondement. Une sorte de hantise incontrôlable de l’absence réelle de l’individualité… Les bouddhistes disent en gros (en très très gros) que nous serions des bouteilles d’eau dans la mer, et que globalement l’individualité est une illusion, que nous sommes tous « un morceau de mer ». Lors d’une des étapes de Galice, j’ai eu l’impression qu’une bascule se produisait, tout en douceur, avec une sorte de confiance sur ce sujet, voire comme une compréhension inconsciente de l’intérêt de cette absence du « je », comme si ça devenait naturel et même désirable.

Je ne peux bien entendu pas être certain que la cause unique de cette prise de conscience soit la marche sur le chemin. Peut-être que la méditation y est également pour quelque chose… Je ne suis même pas certain que cette prise de conscience ne soit pas elle-même une illusion. N’empêche, plusieurs fois des expériences du même genre sur le chemin m’ont donné la sensation d’avoir avancé sur je ne sais quel parcours intérieur.

Je suis bien entendu persuadé que le chemin propose une résonnance différente à chacun d’entre nous. Je vous ai fait part d’une partie de la mienne, et bien entendu, je vous conseille vivement de prendre votre sac à dos pour suivre à votre tour ce magnifique chemin.

La spiritualité me semble être moins le résultat d’un enseignement que celui d’une expérience, d’un vécu. A chacun son chemin... ULTREÏA !

Partager cet article
Repost0

FINALEMENT, J’AI EU DU BOL

Publié le par Thierry

Salut les amigos,

La liberté d’expression est un sujet important semble-t-il.

Quand on fait suivre cette magnifique expression d’un « mais », il faut se méfier…

Au départ, ca parait anodin, genre « quand même, y a des choses qui faut pas dire », « ben c’est quand même un peu normal, faut pas chercher les ennuis. »

Et puis, petit à petit, on abandonne de plus en plus de liberté : qui va juger de ce qu’il faut dire ou écrire ?

Au début, ca parait jamais grave, « ouais, c’est juste qu’il faut pas dire certains trucs… », et pire même encore, quand on dit qu’il faut pas écrire certains trucs mais qu’on dit surtout pas lesquels…

Puis petit à petit, de proche en proche, on en arrive à ne plus pouvoir rien dire ni écrire.

L’actualité récente peut nous permettre de réfléchir ensemble aux conséquences désastreuses que provoque la suppression de la liberté d’expression, ou pire encore, « la liberté d’expression, mais… ».

A qui livrons nous les clés de ce qui est permis et ce qui ne l’est pas ? Qui décide ?

La liberté d’expression permet à toutes sortes de gens de s’exprimer : par exemple, je trouve totalement dégueulasse les textes des négationnistes. Pour autant, je ne suis pas obligé de lire leur vomi verbal, et si je le lis, je sais ce que je vais y trouver.

Je trouve qu’il est infiniment moins dangereux de laisser s’exprimer ce genre d’individu par exemple, que de mettre un « mais » après « liberté d’expression ».

Je ne sais pas si ce genre d’actualité macabre va donner à penser aux censeurs de tous poils, petits et grands censeurs… Je l’espère…

A vos commentaires, n’hésitez pas à intervenir, même si vous n’êtes pas d’accord.

Il n’est pas obligatoire d’être d’accord ou de parvenir à un consensus pour relationner avec les gens.

On peut discuter, ne pas être d’accord, et terminer une riche conversation sans que l’un ait pu convaincre l’autre.

A tchao,

Biz biz. T.

Partager cet article
Repost0

LE SAVOIR EST UNE ARME - POURQUOI LE MANQUE DE MASQUES ?

Publié le par Thierry

Partager cet article
Repost0

COMMENT ON FAIT POUR SAVOIR SI ON NOUS RACONTE DES MENSONGES ?

Publié le par Thierry

Salut salut,

Comme vous l’avez peut-être constaté dans un des articles précédents, les média français sont la propriété quasi exclusive des plus grands groupes financiers ( Ne me croyez pas, vérifiez vous-même : "Médias français, qui possède quoi ? (Le Monde diplomatique ...."  https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA ).

Donc, on entend à longueur de jours et d’années des choses exprimées par toujours le même groupe de personnes, les plus fortunées. Imaginez si l’intégralité des média Français était la propriété du parti communiste chinois, qu’est-ce qu’on entendrait…

On croit bien souvent que l’on peut garder facilement son libre arbitre, son esprit critique. Genre, « moi la pub, ca m’influence pas, c’est même le contraire, plus j’entends une pub, moins j’achète ». Et c’est faux. Ne croyez pas que des milliards d’euros sont investis dans la pub pour rien, ça n’est pas vrai.

Ces systèmes utilisent des techniques de neuroscience qui font en sorte de passer le barrage critique de nos cerveaux. On sait par exemple que les messages entendus après une forte émotion ne sont pas filtré par notre sens critique. Ou que quand on a peur, on est prêt à accepter des choses qu’on refuseraient dans le cas contraire.

La répétition, par exemple, est aussi une technique imparable : un mensonge qu’on a entendu 1000 fois devient une vérité. Idem pour le croisement des informations qui renforce la persuasion (TF1 l’a dit, et je l’ai lu aussi sur LE POINT, et ma voisine me l’a dit aussi : il n’est pas possible de tromper autant de gens.)

Dans les messages traditionnels qui sont diffusés on entend souvent :

Le point de vue des ultralibéraux est naturel, les autres points de vue sont extrémistes. Il faut lire le livre « l’extrême centre» aux éditions Champ Vallon, qui démontre à merveille que le néolibéralisme est lui aussi une idéologie extrême.

Tout le monde est riche : Ils disent que finalement, « celui qui gagne 2000 € est plus riche que celui qui gagne 1300 €, et que donc, ces furieux gaucho qui parlent des riches vont venir vous prendre vos 2000 €. »

C’est faux, il s’agit d’un nuage de fumée qui permet de cacher les groupes financiers internationaux qui sont en train de détruire le monde (voir les vidéo explicites, en lien en bas de cet article). Même celui qui gagne 50 000 € par mois n’est pas dans ce monde-là…

« Aller vers une politique qui protège le climat et qui réduit un peu les inégalités c’est mettre en place le régime soviétique avec des chars russes sur les champs Elysées et le goulag. »

Quand le conseil national de la résistance a mis en place la retraite et la sécu (et bien d’autres choses encore), la société française ne s’est pas transformée en goulag. Au contraire, il ne viendrait à l’idée de personne maintenant de dire que ces deux avancées sociales sont délirantes et inutiles. Or, les médias néolibéraux veulent nous faire croire que le moindre aménagement un peu plus humaniste de la société est un saut absolu dans le régime soviétique. Je pense qu’aujourd’hui, personne ne voudrait d’un régime soviétique. C’est délirant.

Autre mensonge éhonté : « Le régime de retraite est déficitaire ». Regardez cette petite vidéo qui vous explique chiffres à l’appui que c’est absolument faux : https://www.youtube.com/watch?v=Bim7pQCnCsA

Osons comprendre le dé-confinement :

La plupart d’entre nous considèrent que les questions économiques et financières sont des trucs trop compliqués, qu’on ne peut pas comprendre si on n’a pas fait bac + 4 en économie. Mais c’est faux.

Par exemple, cette toute petite vidéo qui explique très simplement les détails du dé-confinement :

https://www.youtube.com/watch?v=i_DRNm0Yo_E

Ils ont plein d’autres vidéo qui expliquent l'économie, la monnaie,… Où on s’aperçoit que c’est pas si compliqué à comprendre et que si on ne s’y intéresse pas un peu, on a vite fait de nous faire gober de (très) gros mensonges

Bon, ok, mais finalement c’est quoi l’influence de ces groupes financiers sur le monde, et d’abord qui sont ces groupes ?

Ci-dessous des vidéo hyper simples qui décortiquent le fonctionnement du système.

La finance internationale et le dérèglement climatique :

https://www.youtube.com/watch?v=qWdL5VtFCxQ

BALCKROCK :

https://www.youtube.com/watch?v=Abz3Ab9HhaQ

On le sait tous par l’expérience, pour pas se faire avoir, il faut s’intéresser un peu au sujet. Aujourd’hui, en regardant une petite vidéo de temps en temps, on peut comprendre très facilement le monde qui nous entoure et donc décider des sujets que l’on évoque pendant nos conversations.

En effet, si on est bercé par le blabla des médias dominants, on peut être tenté de parler pendant 99% du temps de « ces enfoirés qui abusent du RSA » (et sans doute y en a-t-il, et il faut prendre des mesures de contrôle pour que ça ne soit plus le cas), et au mieux, dans 1% du temps qui reste des groupes financiers qui ravagent le monde. Or, ce sont bien les 1% les plus riches qui détruisent la vie et la planète des 99% restant.

Ceux qui abusent des minima sociaux (oui, oui, ça existe aussi) coûtent à la France quelques millions par an, et je suis révolté par le fait que ça existe. Mais les groupes financiers font perdre plus de 100 milliards par an au budget de la France, sans compter les niches fiscales légales mais injustes.

Pour info, un million de secondes, ça représente 15 jours, et un milliard de secondes, ça représente 32 ans.

Biz.T

PS : petite perle de culture, ci-dessous un lien vers une série de vidéo publiées en 1971 par un historien très réputé à l’époque, et qui évoque la commune de Paris.

Petites vidéo de 30 minutes chacune, très bien expliquées, vraiment un bijou. Je vous conseille de suivre leur ordre chronologique :

https://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477764-la-commune-de-paris.html

Et ci-dessous un lien vers une interview d’une ancienne députée LREM qui explique le fonctionnement du système actuel depuis l’intérieur :

https://www.youtube.com/watch?v=iYH097yQqOg

Partager cet article
Repost0

MESSAGE DE JEAN MICHEL

Publié le par Thierry

 Vingt dieu! Elle y va pas par quatre chemins la madame infirmière

   ÉNORME COLÈRE D'UNE INFIRMIÈRE............................

Partager cet article
Repost0

MAGNIFIQUE EXPLICATION DE NAOMI KLEIN

Publié le par Thierry

Bon, ok, c'est en américain sous titré, mais c'est court, très clair et vraiment très facile à suivre.

https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/naomi-klein-le-coronavirus-du-capitalisme

Bizzz. T.

Partager cet article
Repost0

QU’EST-CE  QUE LE TEMPS DU CONFINEMENT VA CHANGER POUR NOUS ?

Publié le par Thierry

Salut salut,

 

Nous étions nombreux à être emportés dans un courant frénétique d’actions quotidiennes, qui s’accélère d’année en année via nos outils de communication électroniques. Dans ce tumulte, soudain, le calme, au moins un ralentissement, comme ca tout d’un coup, pour (quasiment) tout le monde, qu’on le veuille ou non.

Lorsqu’on évoque d’éventuels grands changements de sociétés, on me répond « oui, c’est intéressant, mais bon, s’il n’ y a que la France qui s’y met, ça marchera jamais ».

Bien sûr, on sait que ça n’est pas vrai, car cette même France, dans le passé a fait des choses toute seule au début, comme par exemple établir la république et la démocratie dans un monde purement royaliste.

Mais bon, depuis quelques années, je me demande quand même quel pourrait être l’événement qui puisse concerner au même moment la majorité des pays de notre bonne vieille terre. J’ai imaginé plein de trucs, comme une prise de conscience mondiale des dangers de l’ultralibéralisme, mais force est de constater que je n’avais pas envisagé que ça arrive via une pandémie… Un virus microscopique qui ébranle tout le système, c’est over ouf !

Or, nous sommes maintenant des milliards d’humains confinés (voir les blagues de Jean Michel), qui ont le temps de se poser des questions, et de constater les terribles dangers qu’ont fait émerger nos modes de vie actuels.

Alors, si on faisait le point sur nos réflexions du moment ? Gégé a démarré la série avec l’article précédent, et pour tenter d’apporter ma petite pierre à l’édifice, je propose quelques réflexions, qui bien sûr, comme d’habitude, n’engagent que moi, même si le plus souvent j’essaie de citer des sources.

Je serais vraiment content de recevoir des remarques ou des réflexions complémentaires, même si elles ne sont pas du même avis que le mien.

Peut-être est-il temps que la politique, le fait de choisir, reprenne un peu le pas sur la logique purement financière du monde ?

Par exemple, on peut faire bosser tout le monde plus si les ressources sont infinies, mais elles ne le sont pas. Donc la réduction du temps de travail devient inévitable.

Depuis longtemps on se rend compte que l’augmentation de la productivité permet de fabriquer de plus en plus de produits et de services avec de moins en moins de personnel.

Quand j’ai étudié les mathématiques en 1ère et en terminale, je me suis particulièrement intéressé à ce que les mathématiciens appellent « la limite en plus ou moins l’infini », c'est à dire, dans notre cas, qu'est-ce qu'il se passe dans longtemps si ça continue comme aujourd'hui.

Et la limite en plus l’infini de cette courbe (moins de travail pour plus de production) aboutit à « tout est produit sans aucun travail ».

Les détenteurs des outils de production vont-ils consommer eux-mêmes les millions de voitures produites par des centres de production dépourvus d’humains ?

Vont-ils ne produire que des voitures de luxe destinées aux autres détenteurs d’outils de production qui seront en train de manger les millions de tonnes de tomates qu’ils auront produit mécaniquement ?

En réalité, lorsque tout se produit seul, que perd l’ultra milliardaire à continuer à produire ? rien.

Sauf que le sacro-saint esprit judéo chrétien nous tient par la barbichette : si tu ne souffres pas pour obtenir ton pain, tu n’auras pas de pain.

On me dit qu’il n’est pas possible d’avoir un meilleur niveau de vie et de travailler moins.

On essaie de me faire croire que c’est réellement impossible. Du genre : « ah d’accord, monsieur l’utopiste, du coup on travaillerait moins et on serait plus payé ? Allons, il faut rester raisonnable, ouaf ouaf, je pouffe ! »

Et pourtant, l’impossible s’est déjà produit : on travaille beaucoup moins qu’il y a 100 ans, et le niveau de vie est meilleur.

Au début du 20e siècle, on travaillait 16h par jour, et 6 jours par semaine. Et bien sûr, zéro congés.

Aujourd’hui, quand on est salarié (soit 90% de la population française, sources INSEE 2018 - https://www.insee.fr/fr/statistiques/2424696) on travaille officiellement 7h par jour et 5 jours par semaine et on bénéficie de 5 semaines de congés payés.

Et on a des millions de chômeurs structurels (depuis des années), ce qui semble indiquer que nous travaillons encore trop.

En 1936, des lois sociales ont été votées au moment du front populaire et on n’en est pas mort.

Et non seulement on n’en est pas mort, mais elles signent le départ des « 30 glorieuses ». (années de 1945 à 1975, bien sûr aidées par la reconstruction qui a suivi la guerre).

A l’époque, les discours des financiers étaient exactement les mêmes : « si on donne des congés payés et qu’on passe aux 40 heures, la France sera ruinée, elle ne sera plus compétitive. »

La preuve, elle n’a jamais été aussi compétitive, je mets de côté bien sûr la période de la guerre et de l’occupation.

Qui oserait dire aujourd’hui que les congés payés c’est de l’abus ? Et la sécu et les retraites ?

Mêmes les plus acharnés du travail trouvent normal d’avoir quelques vacances. Eh bien, ces vacances, qui nous semblent si naturelles aujourd’hui, ont été obtenues par la violence et le combat.

Ce n’est pas le front populaire qui a créé tous ces partages de la richesse, car les hommes politiques de cette époque n’étaient sans doute pas meilleurs que ceux d’aujourd’hui.

Ce sont exclusivement les luttes (manifs et grèves) qui les ont accompagnés. Même le plus à droite politiquement ne remet pas en cause ces acquis qui semblent vraiment naturels aujourd’hui.

Donc si on essaie de déterminer une projection à l’infini de cette logique, un jour on ne travaillera plus du tout, et les machines feront tout. Même si bien sûr, on sait que ça va se faire progressivement, il est nécessaire d’accompagner cette tendance au fur et à mesure.

Si on crée une limite infranchissable de 8h par jour en face d’un système de productivité qui évolue très vite, on prend de gros risques.

Ce mouvement sera d’autant plus rapide qu’on ne pourra pas éternellement continuer à produire autant de biens car les ressources de la planète ne sont pas infinies (voir le questionnaire de l’article précédent : http://www.troispetitesnotes.com/2020/04/un-texte-de-gege-du-vrai-gege-en-chair-et-en-os.html ).

Les spéculateurs de l’économie sauvage veulent nous faire croire (un peu de la même manière que pour les lois humanistes) que, si on réduit un peu notre consommation, c’est la bougie et l’âge de pierre.

Je ne pense pas que si on limite la consommation d’objets en plastiques inutiles ou si on décide de revenir à un changement de mode vestimentaire seulement une ou deux fois par an (au lieu de 6 fois par an), on va tous tomber dans une dépression terrible…

Le confinement du COVID-19 va sans doute nous montrer que consommer moins ne rend pas plus malheureux, mais qu’au contraire, on s’en trouve plus disponible pour échanger avec ses voisins ou pratiquer la solidarité, et ça, il me semble que ça rend plus heureux..

Actuellement, pendant que l’oligarchie financière mondiale tire les bénéfices des licenciements boursiers, la collectivité (les contribuables) verse des indemnités chômage pendant quelques mois aux méritants qui ont eu la chance de travailler auparavant, et un RSA aux autres.

Laisser les gens dans la misère, c’est dangereux : rien n’est plus dangereux qu’une masse de gens qui n’ont rien à perdre. Même les milliardaires cyniques qui maitrisent le monde le savent bien. https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/pauvrete-pourquoi-la-situation-saggrave

Alors quoi ? Faut-il les supprimer ? Je suis persuadé que ces pensées horribles ont dû traverser l’esprit de certains d’entre eux…

Aujourd’hui, quand on a besoin de faire moins d’effort pour obtenir un même résultat, on ne dit pas on n’a plus de temps libre, on dit « il y a plus de chômage ». On ne se rend pas compte qu’il s’agit d’une idéologie et non pas d’une loi naturelle.

Quand on est chez soi, et qu’on a trouvé une astuce pour réaliser plus vite une corvée, on est content. Alors qu’au niveau professionnel, c’est une mauvaise nouvelle.

Même l’oligarchie financière mondiale sait qu’il y aura de moins en moins de travail grâce à la mécanisation. Nos politiques qui sont aux ordres de cette oligarchie (de toute façon, comment feraient-ils autrement ?) le savent aussi.

Tous les économistes, même s’ils ne le disent pas, savent qu’il faudra partager le temps de travail.

Pourquoi s’arrêter à 35h par semaines ? Pourquoi pas 46 ou 23 ? C’est écrit par un démiurge sur une quelconque table de la loi ? (pardon Josiane, ça m’a échappé)

«  11ème commandement : 35h par semaine tu travailleras ? »

On a réussi à ajouter un jour de repos dans la semaine, et il faudrait s’arrêter là ? Alors que la mécanisation et les nouvelles technologies allègent la peine de tout le monde ? Pourquoi ?

Que fera-t-on des gens qui n’ont plus de travail ?

Aujourd’hui il y a plusieurs millions de chômeurs en France, et encore, on ne compte pas les temps partiels imposés, les gens qui ont réalisé 3 jours d’intérim dans le mois, etc…

Un jour viendra, pas si lointain, où le travail sera totalement mécanisé, seulement bien entendu si l’espèce humaine n’a pas complètement détruit ce qu’on appelle aujourd’hui la civilisation.

Si, comme je l’espère (en tremblant) nous échappons au scénario à la « MAD MAX »(le vieux film, pas le tout récent), et que nous trouvons des ressources pour que des décisions politiques viennent remplacer la pure logique financière ultra libérale, alors il faudra se confronter à la fin du travail.

La richesse ne voudra alors plus rien dire puisqu’il n’y aura plus besoin de pauvres pour faire le travail.

La retraite

En 1960, il y avait 4 actifs pour un retraité, et aujourd’hui il y a environ 2 actifs pour un retraité. Parallèlement, l’espérance de vie augmente.

D’aucun, qui y ont intérêt, veulent nous faire croire que de ce fait là, il faudrait allonger le temps de travail, ce qui est rigolo quand on sait que les mêmes nous disent que les jeunes n’ont pas de travail, et que ce sont ces mêmes-là qui nous foutent à la porte parce qu’on est trop vieux, ou bien qui nous mettent au chômage pour faire fabriquer leurs produits par des chinois, pour quelques centimes de marge supplémentaires.

Or, en France en 1960, les 4 actifs en question créaient 1000 milliards de produits et services en euros d’aujourd’hui.

De cette somme, 100 milliards d’€ étaient consacrés aux retraites, et  900 milliards étaient consacrés au reste de l’économie.

En 2010, les 2 actifs créent 4000 milliards de produits et services en euros constants, dont 200 milliards pour les retraites et donc 3800 milliards pour l’économie.

Et on veut nous faire croire qu’il n’y a pas assez d’argent pour financer les retraites ? Où part cet argent ?

Est-ce que nous sommes tous d’accord pour dire que depuis de nombreuses années, le PIB (https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut) augmente, parfois faiblement, mais qu’il augmente ?

Est-ce que nous sommes d’accord pour en déduire que le PIB aujourd’hui est plus élevé qu’il ne l’était il y a 20 ou 30 ans ?

Dans le même temps, on nous dit qu’il n’y a plus d’argent. Où est parti tout ce surplus de PIB ?

Depuis la chute du mur de Berlin, la moindre mesure politique humaniste ou sociale (genre congés payés) = gauche = communisme = URSS = goulag.

On ne peut plus évoquer la moindre mesurette qui permet de soulager la souffrance des plus pauvres, de mieux répartir les fruits de la productivité sans entendre dire « t’as pas entendu parlé du mur de Berlin qui est tombé ? »

« Tu veux des chars soviétiques sur les champs Elysées ? Tu veux finir au goulag ? ».

Il semble normal aujourd’hui que des groupes financiers cyniques fassent fabriquer des produits en plastique polluant par des esclaves au sein de goulags modernes en Asie, et tout cela au nom d’une sacro-sainte concurrence.

Si cette concurrence existait vraiment, tous les produits coûteraient moins chers, mais ce n’est pas ce que l’on constate.

Je vais vous sembler cynique, mais on peut imaginer que, si on a des esclaves en Asie, on est donc forcément riche ?

On nous dit qu’on délocalise les entreprises pour résister à la concurrence internationale, et qui dit concurrence, dit baisse des prix.

On se dit, super, la paire de ski TRUCMUCHE qui coûtait 500 € ne coutera plus que 150 € ! C’est génial, avec un salaire de 1500 € par mois, on va vivre comme des nababs, puisque les prix vont baisser grâce à cette fameuse concurrence.

Ben non, on assiste même à une baisse du pouvoir d’achat (donc une hausse globale des prix).

Comment ça se fait ? Elle est où cette rude concurrence mondiale sur les prix qui a obligé les financiers à délocaliser ?

En réalité, le groupe financier a ruiné des familles entières en France, pour obtenir une marge supplémentaire, parfois réduite à quelques euros par pièce produite.

Ce faisant, il scie la branche sur laquelle il est assis, car il ruine ses clients en les dépouillant d’un juste salaire.

C’est donc bien cette oligarchie jamais rassasiée et toujours avide, qui empoche le complément de bénéfice qu’a engendré la délocalisation dans des usines esclavagistes.

Il semble en revanche totalement criminel de parler d’une juste répartition de ces monstrueux bénéfices entre les gens qui travaillent et ceux qui n’ont fourni que leur capital.

Peut-être est-il temps que la politique, le fait de choisir, reprenne un peu le pas sur la logique purement financière du monde ?

Force est de constaté que nos systèmes de représentation démocratiques ne nous protègent pas des dérives idéologiques en cours. Car, quelles que soit le résultat des élections, les décisions politiques vont toujours dans le même sens : 1% d’ultra riches qui siphonnent la richesse produite par les 99 autres %.

Alors, oui, comment faire ? donner les rênes à un autre humain, qui sera certainement corruptible ou manipulables ?

On peut évoquer le RIC (Référendum d’Initiative Populaire) ? Mais dans ce cas, comment éviter la manipulation des foules par la fabrique du consentement, via les média aux mains des groupes financiers ? (voir l’article sur ce sujet : http://www.troispetitesnotes.com/2020/03/le-retour-de-gege-ou-la-recette-du-confinement-actif.html )

Contrairement à ce que veulent faire croire certains populistes, le RIC ne revient pas à faire basculer un gouvernement par la seule volonté de 700 000 individus.

Le chiffre de 700 000 (éventuellement révisable) permet seulement de provoquer un référendum.

C'est à dire par exemple, si 700 000 personnes pensent qu’il faut virer Macron, il ne sera pas viré pour autant. Il y aurait seulement l’obligation de provoquer un référendum national, et c’est seulement si la majorité des votants (de tous les français inscrits sur les listes électorales) exprime le même souhait, que Macron sera viré.

On peut aussi imaginer une loi qui oblige à voter, comme en Suisse, qui n’est pourtant pas connu pour être un repaire de gauchistes.

Un chef d’état, dont les décisions sont contrôlées par un système comme celui-là, devra effectivement travailler pour le bien commun.

Certains disent : ouais, mais du coup, les gens le foutront dehors quand il sera nécessaires de prendre des décisions difficiles pour la population.

On voit bien en ces temps de crise, que la majorité des gens joue le jeux, que les soignants par exemple, sont prêts à risquer leur vie pour continuer le service public… Si on leur en explique les vraies raisons.

Je suis persuadé qu’une démocratie plus participative pourrait apporter plus de bien commun. Les détracteurs de ce système disent « ouais, c’est bien beau, mais bon, les gens connaissent peu les techniques, et si on leur demandait de choisir un carburant de fusée pour aller dans la lune, ils choisiraient le gas-oil car c’est moins cher. »

C’est bien prendre les gens pour des c…

Le principe du RIC repose sur les choix de société et non pas sur les détails techniques. Exemple dans ce cas, mesurer la réelle opportunité pour le bien commun d’aller sur la lune ?

Voilà voilà quelques pistes de réflexion. A vos claviers pour apporter votre pierre à l’édifice. Chacun voit le monde depuis un angle de vue particulier, et c’est ça qui fait la richesse de l’échange.

Biz. T.

Partager cet article
Repost0

MAGNIFIQUE CHANSON

Publié le par Thierry

Magnifique chanson sur notre époque...

https://youtu.be/4UX6Wsr8GMU

 

Biz. T.

Partager cet article
Repost0

UN TEXTE DE GEGE, DU VRAI GEGE EN CHAIR ET EN OS

Publié le par Thierry

salut...ci dessous le lien avec un autre article:

http://www.bruno-latour.fr/sites/default/files/downloads/P-202-AOC-03-20.pdf

> on est bien aussi dans le sujet de la liberté de la presse (entendu ce matin sur France inter entre 8 et 9h!!! donc on peut entendre si on veut bien, non ?) le plus de ce texte est qu'il ne se contente pas de dénoncer mais demande aux individus de se responsabiliser(par la réflexion de ce qu'ils désirent vraiment)

> en effet le gros gros problème de la simple dénonciation est de déresponsabiliser celui qui se sent atteint puisque ce qui arrive n'est pas de sa faute (mais celle du capitaliste,financier, macron etc etc...).Après reste le problème de la représentation de la majorité car la nature de l'homme est ce qu'elle est et la "masse" s'est toujours "reposée" sur le plus fort , dans l'ordre du temps: le plus fort physiquement,ensuite le plus moralisateur (les curés) aujourd'hui le plus riche....s'en remettre aujourd'hui aux seuls dénonciateurs serait une mauvaise solution puisqu'ils ne sont pas exemptent d’arriérés pensées non plus.....

 
Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>