UN COMMENTAIRE D'ERIC

Dur dur de passer derrière la symphonie de mots du commentaire d'Alain. Quel talent !

Bien sympa ce dimanche de chorale. Convivial et néanmoins studieux, et néanmoins amical, et néanmoins sérieux, et néanmoins divertissant, et néanmoins gastronomique... Avec vidéos et critiques constructives en prime. Que demander de plus ?

Certes, il y eut des dos raides et des voix cassées... Mais pas parmi les buveurs de génépi. Comme quoi la santé par les plantes, y a que ça de vrai.

Mardi Denis nous a fait un superbe numéro de mime pour Soleil. Inoubliable ! :-)

A mardi !

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PUGILAT POÉSIE COMMENTAIRE D'ALAIN

Hello les balmies et les balmis,

Alain n'a pas eu besoin de dictionnaire de rimes pour nous concocter ce texte tout en poésie et en mots choisis.

On croirait qu'il raconte une rencontre entre vieux amis, et c'est pas très loin de la réalité.

Bonne lecture, et... à vos commentaires.


"En avant la musique"
Concerto pour deux voix et trois mouvements.

1-Coeurs et chœur- Unisson- Pas de bémol à la clé. Moderato cantabile.
On perçoit,entre deux pauses,bien présent,le motif des pupitres des ténors.
2-Reprise "più forte" des ténors qui ont pensé qu'il était de bon ton de couvrir la voix des basses.
Réponse "crescendo" ,"forte"des basses,en écho aux ostinati des ténors.
Echanges rythmés,martelés.

3- Final. Maestoso. Tutti molto vivace.

Le concerto s'achève sur un retour au calme.Soupir de tous Harmonie retrouvée.

PS: j'ai volontairement oublié le nom des concertistes et j'ai préféré parler Des ténors et Des basses.

Alain (Basse)

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UNE BIEN BELLE JOURNÉE

C'est vrai que ce fut une belle journée, et pas seulement parce qu'il a fait beau.
Merci à not´bon chef vénéré, de tout ce travail de préparation, pour cette prestation tellement bien millimétrée qu'on n'avait l'impression qu'elle ne l'était pas. Merci à toi.
Les blagues ont été bien foireuses, comme on les aime, ça a même failli éclater en pugilat, genre match de hockey, quand un ténor spécialiste de la vanne foireuse (encore pire que votre blog mestre) a invectivé une représentante féminine du pupitre des basses (je ne cite pas de nom par discrétion).
On a eu droit à une réponse enflammée de l'intéressée, genre la tirade des nez de notre bon vieux CYRANO. Je ne reprendrais pas tous les noms d'oiseaux dont elle nous a abreuvé, mais j'ai retenu tout le bien qu'elle pensait d'une éventuelle cohabitation avec la gent masculine, et le bonheur très visible qu'elle éprouvait à n'avoir pas choisi cette solution.
La vigueur de cette explosion verbale a fait baisser la tête de l'ensemble du pupitre des ténors, que l'on a vu soudain pris d'un violent et irrépressible besoin de classer ses partitions. Y compris de la part de ceux qui ne les classent jamais (suivez mon regard).
Un grand moment de théâtre et il faut bien le dire aussi, de machisme inversé (si le mot existe, merci de vos retours zavisés). A un moment j'ai même pensé que la gifle n'allait pas tarder (non, j'deconne), mais on sait se tenir, quel que soit son genre et son pupitre, et tout s'est arrêté après quelques joyeux échanges de mots que la morale m'interdit de citer ici.
Merci aussi à celles zé ceux qui ont préparé de très bonnes nourritures terrestres (oui, y a même des hommes qui cuisinent, et pas que des quiches...), la pause du medio a aussi été un beau moment de partage.
On a eu aussi un grand moment de vidéo, avec notre concert de MEYTHET. Maintenant on a vu ce que le chef voit tous les mardi, (je comprends pas comment il fait pour ne pas être plongé dans une grave dépression), y a plus qu'à. Non j'deconne, on était bo avec nos bouches grandes ouvertes et nos rictus de joie qui mimaient la douleur à s'y méprendre.

Merci à tous pour cette belle journée.

A mardi.

(Si si gégé, y a bien repet, comme d'hab. Même lieu, même heure)

A pouet,

Thierry.

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OBJETS PERDUS : MESSAGE DE MARIE CHRISTINE

Bonsoir,

Suite à la très belle journée que l'on a passé tous ensemble, j'ai récupéré :
- un classeur marron
- un sachet avec un casse croute dedans (opinel)
- une fourchette et une cuillère.

Je rapporterai le tout mardi soir.
Bonne soirée.
Marie-Christine

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COMMENTAIRE DE CATHERINE

C'est un très beau dimanche de répétition qui vient de se terminer et j'en sors pour ma part toute requinquée ! Presque oublié la crève et plein d'énergie engrangée ! D'abord on constate que tout le monde travaille ses chants et du coup on progresse et c'est très satisfaisant et puis l'ambiance chaleureuse créée par notre vénéré chef de choeur mais pas seulement, la bonne humeur et les plaisanteries sont bien partagées !! et puis on se régale, on boit un petit coup (ou plusieurs...) et on échange des recettes de quiche n'est ce pas Thierry ! Plein de bons souvenirs et et notamment celui de "Dors bébé dors que je ne vais pas manquer de ma chanter toute la nuit ! Arriverai-je à m'endormir là est la question ?
TO SLEEP OR NOT TO SLEEP dirait un sinistre prince danois !
Bonne nuit et bonne semaine à tous !

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PAROLES DU CHEF

Bonsouar les gens qui chantent en groupe,

Ci-dessous les paroles de notre vénéré chef.

Je vous demande un instant de recueillement avant de lire sa limpide et lumineuse pensée.

Cela concerne la grand-messe (oups!) de dimanche, et le détail de nos réjouissances.

Y a un p'tit mot sympa pour Alain, pour qu'il évite de chercher une partoche fantôme, et puis pour votre serviteur également.

Je pense qu'il a compris mon penchant tout ce qu'il y a de plus modéré pour la chose ecclésiastique, voire même une franche animosité que les nombreuses messes de mon enfance et mes années d'étude chez les MARISTES n'ont fait que renforcer.

Bon, dans notre cas, sainte Cécile adoucit un peu la douleur des stigmates (on a les stigmates qu’on peut).

Ci-dessous les saintes paroles.

A pouet,

Thierry.


Bonjour à tout le monde

Après avoir vu tous les rappels et toutes les recommandations que Thierry nous a fait suivre au travers du blog (merci à lui), je me suis rendu compte que j'avais omis de vous parler du programme que je suis susceptible de travailler ce WE (et oui ce n'est pas encore sûr .... c'est encore trop tôt pour moi de savoir ce qu'on va faire dimanche)

Je répare ainsi mon oubli de suite et vous demande de venir eventuellement avec les partitions suivantes. Celà nous permettra de faire 1 ou 2 poses entre tous les gueuletons et chanter.

-Puisque tu pars

-Dors bébé dors (Non Alain ne le cherche pas je le distribuerai dimanche)

-Tadoudidam ou Tadidoudam .... je ne sais plus
-Sole
il

-Il est tard maintenant

-Chanson de Prévert

-Messe de San Lorenzo (spéciale dédicace pour notre Saint Thierry)

A dimanche .... avec bonne humeur (même si c'est 9h00)

Denis

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EH, OH, DIMANCHE Y A BOULOT

Eh ouais les balmivocce,

Dimanche y a chansons à donf.

Ça commence à 9h00, à fond. Avec des manéminémas (non, c'est vrai c’est plus ca), et puis de la gym, façon pays du matin calme.

Enfin, dimanche ça va pas être calme pour les riverains, merci à eux pour leur bienveillance et leur compréhension

Il a dit quelle heure ? 9H00 !

Et alors que doit on apporter pour les réjouissances pré post et inter chansons ?

Notre chef vénéré à une pêche d’enfer sauf un peu pour la voix, mais on peut pas tout avoir. Il a la pêche mais bon, il a prévu des pauses.

La passion du chant, ça nourrit quand même pas son bonhomme, et je le soupçonne de succomber à force égale à la passion des bugnes et d’un p’tit coup à boire.

Du coup, on prévoit quoi pour les pauses ?

Eh ben, du classique : de quoi s’faire un p’tit oinj, histoire de rigoler encore plus. De la marie jeanne, par exemple.

Mais non, j’déconne, on apporte du café, du thé gnagnagna, des p’tits gâteaux sucrés, des bugnes (surtout ne pas oublier les bugnes).

Et pour midi, on mange ensemble du pâté en croute industriel et des bugnes ? (encore !)

Oui ! enfin oui pour manger ensemble, pour le pâté et les bugnes c’est moins sûr.

Pour midi, alors là je serais intraitable, il faudra absolument respecter la prescription ci-dessous. Y aura des contrôles et des gages. Exemple : chanter tout seul dans le micro. Ah non, quelle horreur, on peut pas nous faire ça !

Les prescriptions intraitables :

Pour les sopranes : ce qu’elles ont envie de réaliser et de faire gouter à la chantante assemblée.

Pour les altis (plus dur) : ce que leur désir du jour leur a commandé, avec les gouts et les couleurs qu’elles préfèrent. Et dans la joie anticipée qu’elles éprouveront à l’évocation de l’expression de ravissement qui envahira le visage de leurs coreligionnaires, au moment où ils gouteront ces mets exceptionnels, qui viennent du plus profond de leur âme. (Euh, ouais, j’avais prévu d’arrêter la bière, j’aurais dû arrêter hier). Idem pour le dictionnaire de rimes.

Pour les hommes (plus simple) : ce qu’on veut pourvu que ça soit liquide et que ça fasse plus de 10 degrés.

Vidéo de folaïe : Préparez vos zygomatiques par des échauffements appropriés, car nous allons visionner un extrait de notre précédent concert.

Bon ouala, jé toudi. Heu non, ci-dessous une rectif et des annonces précises de la commission d’élite des concerts.

On prend son agenda et on note en gros et au stylo bille.

Soyez (pas du tout) sages et à bientôt pour une dominicale répétition.

Chalut,

Thierry.

Dates prévisionnelles des concerts 2014

Samedi 5 avril 2014 à l’église de Thusy

• Chorale « 3 p’tites notes »

• Association « Autisme éveil »

Le concert initialement prévu à Vallières est annulé car la location de la salle des fêtes de

Vallières est très chère.

Dimanche 18 mai 2014 à 18 h 00 aux Contamines Montjoie

• Chorale « 3 p’tites notes »

La possibilité de réserver la salle et l’église n’a pu se faire pour le samedi.

o Catherine va demander un devis pour un transport en car (mise à disposition de

14 h 00 à 23 h 00).

Samedi 14 juin 2014 à l’église de La Balme de Sillingy à 20 h 30

• La chorale « Capernaüm » et le groupe « F M’Airs » (à confirmer)

• Association « les deux mains »

Le chœur de l’Eau Vive, initialement prévu, n’est pas disponible ce jour là.

o Jean-Claude va demander la salle de l’Oppidum pour l’après concert.

15 Novembre 2014 à l’église des Bressis à 20 h 30 (à confirmer)

• La chorale « ALLEGRIA » de Bons en Chablais

• Association « des clowns à l’hôpital »

Samedi 22 novembre 2014, messe de Sainte Cécile à l’église de la Balme de Sillingy à 18 h 30.

Samedi 13 décembre 2014 dans le cadre du marché de noël à Choisy, concert à l’église.

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UNE CHORALE


Cher amis du chant sacré et profane bonsoir,

Ce soir nous sommes réunis autour d'un thème fondateur, d'une extrême importance pour chacun d'entre nous, au sein duquel nos destins sont intimement liés par une force qui nous dépasse et dont aucun de nous ne comprend l'origine.

Nous pouvons toutefois le constater chaque mardi, par l'apparition soudaine d'une force inconnue, venue de je ne sais quel point tellurique, et qui nous pousse par une magie que nous ne comprenons pas nous même, à quitter notre douce chaumière, les gens qui nous sont chers et la promesse d'une soirée toute de douceur et de joie, pour rejoindre une pièce surchauffée et bruyante, à l'acoustique très approximative.

Tout ça pour chanter pendant 4 minutes tout les quart d'heure, et pour se faire vilipender de ne pas avoir noté ceci sur une partition, pour avoir trop lu la partition où tout était noté, ou faire trop de bruit en devisant sur le sens de la vie avec sa voisine de gauche.

On ne connaît ni ne comprend cette force qui nous pousse à faire tout ça, mais tout de même, elle est assez convaincante pour qu'on s'élance dans le froid et la nuit chaque mardi.

Vous avez sans doute lu le texte que Marie Christine nous a envoyé par mail, je le mets ci-dessous en copie pour ceux dont l'adresse mail est à ce point vagabonde qu'elle met en défauts l'équipe de fins limiers préposés à la tenue des listes à jour.

Je l'ai lu, et me suis rendu compte que celui ou celle qui l'a écrit doit certainement être choriste depuis quelques décennies.

Je me suis reconnu dans tellement de profil que j'en ai le vertige. Chacun pourra sûrement se voir ou voir sa voisine (ou son voisin) dans les descriptifs qui nous sont donnés.

Chers amis esthètes de la musique vocale, je vous souhaite une douce soirée, une bonne lecture et espère vous retrouver demain soir pour de nouvelles zaventures.

Atchao,

Thierry.



Voyage au centre d'une chorale
Nous nous sommes posés de grandes questions existentielles : "Qu'est-ce qui fait courir tous ces inconditionnels du chant collectif ? Qui sont-ils tous ces marathoniens de la vocalise qui s'égosillent des heures durant dans les salles de répétition ? D'où sortent-ils ? Que (ou qui) viennent-ils chercher ? Et qui sont ces chefs de chœur survoltés, ces présidents d'associations surbookés, ces secrétaires bénévoles, ces hommes et femmes enthousiastes et débordés ? Bref, ceux qui font vivre les chorales ? Et comment ça marche ? "
C'est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons créé cette rubrique : "Voyage au centre de la chorale !"
Le groupe
La chorale est une petite collectivité qui rassemble toutes sortes de personnes. En voici quelques exemples :
Celui qui sait tout : Susceptible, il se vexe si on le surprend en flagrant délit d'erreur (avec par exemple une ligne d'avance) et dans tous les cas, il rejette la faute sur les autres. Car l’orgueilleux n'a jamais tort. En tout domaine, il est infaillible. Sûr de lui, il n'écrit jamais rien sur sa partition. Il mémorise. C'est un perpétuel auto-satisfait. En toute circonstance, il a la réponse imparable. A tel point qu'il agace et qu'on ne lui demande jamais rien.
Le distrait : il est rarement à la bonne page. D'ailleurs, son classeur est un
fouillis indescriptible : les chants sont rangés dans n'importe quel ordre, on y trouve aussi bien la liste des commissions. Incapable de soutenir son attention, il rêve, il oublie les départs et doit rattraper les autres en cours de route. Il a aussi beaucoup de mal à gérer ses rendez-vous et arrive souvent en retard à la répétition. De même au concert. Quand il chante, il a tendance à déformer. C'est son goût pour l'ornement et pour la variation. Durant les déplacements, il perd toujours quelque chose, il oublie son classeur dans le car ou ses lunettes dans sa chambre d'hôtel. Il n'est pas méchant, mais c'est une source d'angoisse pour le chef.
Le braillard : Il chante plus fort que tout le monde dès lors qu'il croit savoir sa partie. Au sein de la meute, cet inconditionnel du bel canto, dépourvu du moindre sens musical, n'a qu'un seul credo : fortissimo. C'est un redoutable concurrent pour le marteau piqueur. Le braillard est moins grave qu'une épidémie, mais fait beaucoup plus de bruit.
Le sensible : Un moindre pianissimo l'émeut, il aime la musique et souvent elle le bouleverse. Il a souvent la larme à l’œil. Il a beaucoup de goût pour l'art et il aime aussi les gens. C'est un compagnon agréable et souvent un ami, mais aussi un écorché vif. Au premier problème relationnel, il en perd le sommeil, il fond de cinq kilos, le monde s'écroule autour de lui. Mais il souffre en silence. Il est discret et la musique finit par le consoler de tous ses maux.
Le râleur : Dire qu'il est constamment de mauvaise humeur relève du pléonasme. Il n'est jamais content. Il n'aime pas la promiscuité, il n'aime pas le programme, surtout si c'est en étranger, il trouve que l'on apprend trop vite ou trop lentement, il trouve le calendrier trop chargé ou trop maigre, sa pizza est trop crue ou trop cuite, il déteste les voyages car il est malade, il n'aime pas sa voix non plus, et de toute façon, la tenue de concert est ridicule et il ne supporte pas la façon de travailler du chef. Celui là qui n'aime rien, trouve toujours à redire et se demande ce qu'il fait là. Les autres se posent la même question .....
Le sans-gêne : il a l'air de souffrir quand c'est un autre qui chante. C'est pour ça que, comme Gilbert Bécaud, il se bouche toujours une oreille. Bruyant, il parle haut, interpelle le chef .... Chaque chorale a son sans-gêne, et elle doit faire avec ....
L'arythmique : .... une race très répandue, surtout parmi ceux qui sont convaincus de posséder un sens inné du swing. Car en réalité, peu de gens possèdent un bon sens du rythme. Qu'arrive une syncope, que survienne un contretemps, et aïe ! c'est la catastrophe. Bien sûr, notre arythmique veut bien faire et pour commencer, il s'escrime à ne pas prendre de retard. Pour cela, il anticipe sur la battue du chef. C'est alors qu'immanquablement il presse, il bouscule... Surtout si le passage est facile. car c'est dans les endroits faciles que, sûr de lui et content de faire voir qu'il connait sa partie, l'arythmique donne toute sa dimension. Il obtient ainsi aisément une mesure d'avance sur les autres...Dans le cas inverse (qui rétablit l'équilibre), conscient de son handicap, l'arythmique s'efforce de ne pas presser. Il se retient, il prend son temps. ET il le prend si bien qu'une fois de plus, il se retrouve décalé. Ce qui a cependant l'énorme avantage.
de le faire terminer au même moment que les autres. C'est entre le début et la fin qu'il nage ... Ainsi, qu'il soit en avance ou en retard, l'arythmique n'est jamais au bon endroit. Dans le meilleur des cas, le pas cadencé remplace la pulsation.
Le touriste : On le voit de temps à autre débarquer dans la salle de répétition. On ne sait pas trop s'il fait vraiment partie de l'équipe ou s'il accompagne quelqu'un au vestiaire. Généralement, il se contente d'écouter les autres et de suivre sa partition, puisque, ayant raté la plupart des répétitions, il ignore quasiment tout du répertoire. Celui là aime bien, cependant, donner son sentiment (à défaut d'un avis pertinent) sur le travail accompli et sur l'avancement de ses collègues. Mais en tous cas soyez sûrs d'une chose : cet authentique figurant sera présent le jour du concert (pour faire du play back) et c'est lui qui s'inclinera le plus bas pour saluer.
Le donneur de conseil : A force de l'écouter, on finit par faire les mêmes erreurs que lui. C'est lui qui, généralement, offre généreusement son temps en faisant perdre le leur aux autres.
Le bavard : il a mis au point toute une technique lui permettant de chanter et de parler en même temps. Il épuise ses voisins, sauf s'il trouve, dans son pupitre, un jumeau à sa mesure. Auquel cas, les deux se chargeront du bruit de fond. Qu'il s'agisse de questions purement musicales ou de tout autre sujet, le moulin à paroles ne la ferme jamais.
Le Concert
Comment se déroule un concert ?
Le jour tant attendu du concert est arrivé. C'est la validation des efforts accomplis, la juste récompense d'une année de labeur. C'est l'aboutissement, la raison d'exister de la chorale (il justifie les subventions) en même temps que l'occasion de montrer à tous ce dont on est capable.
Car on va pouvoir prouver aux incrédules que l'on n'est pas si ignare qu'il y parait, qu'on à su ingurgiter des pages entières de musique sans se tromper et justifier, au passage, auprès de son conjoint, ses longues absences répétées. Aussi au moment d'entrer sur scène, chacun ressentira-t-il au fond de lui comme un mélange assez équilibré de fierté et d'angoisse.
Le chef, toujours inquiet, a convoqué ses choristes deux heures avant
le lever du rideau, sachant pertinemment que la majorité d'entre eux
sera en retard. Mais peu à peu les effectifs se gonflent. Puis c'est le
moment d'entrer sur scène. En bon ordre, les choristes s'avancent alors.
C'est une file indienne un peu en accordéon, car il y en a toujours qui dorment debout ou qui ratent une marche. Aussitôt les applaudissements se déchainent. On n'attend que le chef. Le voici en queue de peloton. Il s'avance d'un pas assuré, lance un regard de convenance vers la salle puis tourne le dos à la salle et se plante devant ses chanteurs. Tout le monde est prêt, concentré. Courageusement, le chef se jette à l'eau et d'un geste vigoureux donne le départ. Et soudain, il est surpris d'entendre les premières phrases avec une justesse qu'il n'avait jusqu'alors obtenue qu'en rêve. Consciencieux, les choristes ont le nez dans leur partition pour suivre les paroles, sinon pour lire la musique. Car traditionnellement, ils ne regardent jamais le chef. Ce dernier fait pourtant tout ce qu'il peut pour attirer leur attention. Sauf entre les morceaux car là, il tourne le dos aux choristes pour saluer et alors chacun se comporte à sa manière. L'un remet de l'ordre dans ses partitions, l'autre, croyant qu'on ne l'entend pas, glisse une pertinente plaisanterie à l'oreille de son voisin, beaucoup font un signe discret vers la salle où ils ont aperçu des amis, d'autres encore changent de jambe, histoire de rééquilibrer leurs fameux appuis. Quelques enroués se raclent la gorge ou encore exécutent des mouvements d'assouplissement (torsion des cervicales et extension des mandibules). Seuls, un ou deux, les yeux rivés au plafond et la bouche entrouverte attendent placidement la suite.
De morceau en morceau, le concert avance. Certes, on a oublié les recommandations tant et tant serinées en répétition, mais seuls le trac et l'émotion en sont la cause. Le chef se démène comme un gros ours. Se rend-il compte que ce gros dirigeable est ingouvernable ? En toutes circonstances, il est inquiet "que vont-ils me faire maintenant ?". Et cependant, la musique s'écoule, agréable. A l'entendre, on dirait que tout est bien réglé et que chacun sait parfaitement sa partie.
On parvient ainsi jusqu'à l'entracte. C'est un moment particulier. On est encore tout imprégné des sons que l'on a produits, tout fourbu des efforts que l'on a fournis, c'est un moment de détente, mais pas vraiment. L'angoisse de la suite règne encore. Le chef tente bien quelques compliments de circonstances (à cet instant précis, il ne peut déverser
toute la fureur qui stagne en lui), il tente de rassurer : "c'était bien les altis, vous n'avez presque pas baissé ... les basses, pas trop fort ... les sopranes, vous pouvez vous lâcher". "Et nous ?"s'inquiète un ténor. "Vous faites comme vous pouvez" répond le chef ! Mais déjà le public a repris sa place dans la salle. Il faut y retourner. Le chef compte ses troupes car c'est toujours ce moment que choisissent les femmes pour aller faire pipi.
Finalement la deuxième partie se déroule tant bien que mal et, enfin, le terme de la prestation arrive. Beaucoup se relâchent déjà. Le plus dur est passé. Il ne reste plus que le grand final qu'on a répété tant de fois qu'on le connait par cœur. Déjà le chef se détend. Un semblant de sourire se dessine sur son visage déconfit. Puis il se reprend "leur redonner confiance, les tenir concentrés jusqu'au bout". Il donne alors la note et dans une ultime impulsion, chacun se précipite sur l'accord libérateur. Les applaudissements fusent. On est content, chacun est satisfait de soi, d'avoir rempli son contrat, d'avoir sur dissimuler ses hésitations par un savant art du play-back, d'avoir été applaudi. On se congratule avec une authentique fausse modestie et surtout, on attend le verdict du chef, ses probables compliments ... il est sûrement content lui aussi. Et en effet, le chef est content. Content d'en avoir terminé ! Mais c'était un magnifique concert. Le public a été emballé (en France, le public aime toujours). On a déjà oublié que les ténors ont raté plusieurs départs, que les altis ont perdu un demi-ton dans leur passage solo, que les nuances tant peaufinées en répétition ont été sabotées, qu'on a sauté une reprise ... mais non ! c'était sublime. Et puis on n'est pas des pros, on a fait avec ses moyens et c'était bien. Très bien pour des amateurs. Puis après une troisième mi temps libératrice, chacun rentre chez soi, les oreilles encore pleines de cette musique et des étoiles dans les yeux.
Les 4 Voix
Dans tout chœur, il y a quatre registre vocaux : soprano, alto, ténor et basse. Eux-mêmes sont parfois divisés en deux, ce qui conduit à des plaisanteries continuelles au sujet des premières et des deuxièmes basses. Chaque registre chante dans une tessiture différente, et chacun a sa propre personnalité. On peut se demander pourquoi le fait de chanter des notes différentes peut modifier le comportement. Il est vrai que cette question mystérieuse n'a pas encore fait l'objet d'études appropriées. Il reste que les quatre registres peuvent facilement être reconnus .... et voici comment :
Les Sopranos
Les sopranos sont celles qui chantent le plus haut, ce qui leur fait croire qu'elles dominent le monde. Elles se considèrent bafouées si on ne leur permet pas de monter au moins au fa "d'en haut" dans n'importe quel mouvement de n'importe quelle œuvre. Lorsqu'elles y arrivent, elles tiennent les notes au moins une fois et demie la durée requise par le compositeur et/ou le chef de chœur, puis elles se plaignent que ça tue leur voix et que le compositeur et le chef sont des sadiques. Bien qu'elles considèrent tous les autres registres comme inférieurs au leur, elles ont des attitudes variées à l'égard de chacun d'eux. Les altos sont aux sopranos ce que les seconds violons sont aux premiers violons : c'est agréable harmonieusement, mais pas vraiment nécessaire. Toute soprano pense intimement que l'on pourrait supprimer les altos sans changer l'essence même de l’œuvre, et elles ne comprennent pas pourquoi il y a des gens pour chanter dans cette tessiture, c'est si ennuyeux. En ce qui concerne les ténors, on aime bien en avoir autour de soi; En plus des
possibilités de flirt, car il est bien connu que les sopranos ne flirtent jamais avec les basses, les sopranos aiment chanter les duos avec les ténors parce que, du haut de leur stratosphère, elles aiment les voir travailler durement pour arriver dans une tessiture qu'elles considèrent basse à moyenne. Quant aux basses, ils chantent beaucoup trop fort, et toujours faux (comment peut-on chanter juste dans une tessiture si basse ?) et de toute façon, il doit y avoir un problème avec ces gens qui chantent en clé de fa. Pourtant, bien qu'elles se pâment à l'écoute des ténors, elles finissent quand même par rentrer à la maison avec les basses.
Les Altis
Elles sont le sel du monde, du moins le croient-elles. Ce sont des personnes
simples, sérieuses et toujours présentes aux répétitions. La position des altis
est unique dans le choeur : elles ne peuvent jamais se plaindre d'avoir à
chanter trop haut ou trop bas et elles n'ignorent pas que tous les autres
pupitres trouvent la partie d'alto pitoyablement facile. Mais les altis savent
qu'il n'en est rien et que, lorsque les sopranes s'égosillent sur le la, elles
doivent chanter des passages compliqués, pleins de dièses et de bémols, avec
des rythmes impossibles que personne ne remarque parce que les sopranes
chantent trop fort (ainsi que les basses comme d'habitude). Les altis se font un malin et secret plaisir à conspirer pour faire baisser les sopranes. Elles ont une méfiance innée à l'égard des ténors, car ils chantent presque dans la même
tessiture qu'elles, mais ils croient avoir un meilleur son. Les altis aiment les basses et elles chantent volontiers en duo avec eux. De toute façon, le chant des basses ne sonne que dans le grondement et c'est le seul moment où elles ont vraiment une chance de se faire entendre. Un autre sujet de plainte des altis est qu'elles sont toujours trop nombreuses. Elles ne peuvent par conséquent jamais chanter vraiment fort.
Les Ténors
Les Ténors sont des "enfants gâtés". Avec cela, on a tout dit. Pour une seule raison : il n'y en a jamais assez et les chefs de chœurs vendraient leur âme plutôt que de laisser partir un ténor .... aussi mauvais soit-il ! Et puis, pour quelque obscure raison, les quelques ténors que l'on a sont toujours réellement bons - ça va de soi et c'est l'une des causes d'ennui dans la vie. Du coup, il n'est pas étonnant que les ténors aient toujours une grosse tête - après tout, sans eux, qui pourrait causer la pâmoison des sopranos ? La seule chose qui puisse déstabiliser les ténors est l'accusation (venant en principe des basses) que l'on ne peut pas être un vrai homme et chanter si haut. De leur manière perverse habituelle, les ténors rejettent toujours ce grief, tout en se plaignant plus fort encore que le compositeur est un vrai sadique pour les faire chanter si haut. La relation des ténors avec le chef est à mi-chemin entre amour et haine, car le chef leur dit
toujours de chanter plus fort ... parce qu'ils sont si peu nombreux. Depuis que l'on écrit l'histoire, on n'a jamais vu un chef demander aux ténors de chanter moins fort dans un passage forte. Les ténors se sentent menacés d'une manière ou d'une autre par les autres pupitres : par les sopranos parce qu'elles peuvent atteindre ces notes incroyablement hautes ; par les altis parce qu'elles n'ont aucun problème pour chanter les notes qui sont si hautes pour eux et par les basses parce que, bien qu'ils soient incapables de chanter plus haut qu'un mi, ils chantent suffisamment fort pour noyer les ténors. Évidemment, les ténors préféreraient mourir que d'admettre une quelconque de ces remarques. Ajoutons un fait peu connu : les ténors bougent leurs sourcils plus que quiconque lorsqu'ils chantent.
Les Basses
Les basses chantent les notes les plus graves. Et ceci explique cela. Ce sont des gens impassibles, dignes de confiance, plus barbus que les autres. Les basses se sentent perpétuellement mal aimés, mais ils sont eux-mêmes convaincus que ce sont eux qui ont la partie la plus importante (un avis partagé par les musicologues, mais certes pas par les sopranos ou les ténors) .... même s'il s'agit de la partie la plus ennuyeuse de toutes, où ils chantent toujours la même note (ou à la quinte) sur une page entière. Ils compensent cet ennui en chantant le plus fort possible. La plupart des basses sont des joueurs de tuba nés. Les basses sont le seul pupitre qui puisse se plaindre régulièrement d'avoir à chanter si bas, et ils font d'horribles grimaces lorsqu'ils essaient d'atteindre des notes très basses. Les basses sont des gens charitables, mais leur charité n'est pas grande à l'égard des ténors, qu'ils considèrent être des poseurs finis. Les basses aiment les altis sauf lorsque c'est en duo et que les altis ont la partie belle. Quant aux sopranis, elles sont simplement dans un univers opposé que les basses jugent incompréhensible. Ils ne peuvent pas imaginer, quand elles font des fautes, que l'on puisse chanter si haut et si mal. Lorsqu'une basse se trompe, les trois autres voix le couvrent, il peut alors poursuivre tranquillement son chemin en sachant que, une fois ou l'autre, d'une manière ou d'une autre, ils se retrouvera dans la bonne tonalité.

Le chef de chœur
A tout seigneur, tout honneur : faisons connaissance avec le chef de chœur.
Qui est cet homme ou cette femme qui nous mène à la baguette et
comment fonctionne-t-il ?
Dans pas mal de cas, le chef de chœur est un musicien compétent, doté d'une très grande capacité de persévérance. Certes, il est parfois bizarre, mais c'est un artiste ... Qu'il soit devenu chef par vocation, par une volonté ferme et déterminée de diriger un chœur, par un concours de circonstances ou par le plus grand des hasards, qu'il soit chanteur sur le déclin ou jeune prof de musique dans un collège de banlieue, qu'il soit bénévole ou rémunéré, il est avant tout un être travailleur, un utopiste ambitieux et, surtout une personne extrêmement patiente. Il doit savoir supporter beaucoup de choses très agaçantes. Et il ne peut même pas se permettre d'être rancunier ! Pour accomplir sa tâche, il doit avoir un moral très solide. Et s'il lui arrive de se montrer arrogant ... c'est le surmenage. Car, le plus souvent, il sait être indulgent.

Parmi les nombreuses responsabilités qui lui incombent, nous citerons en vrac : le recrutement des choristes, le choix du répertoire (qui devra plaire tout en restant accessible : le chef devra là résister à l'enthousiasme des inconscients autant qu'à l'inertie des pessimistes), l'élaboration d'une saison équilibrée (avec des concerts qu'il faudra par la suite honorer), l'organisation des répétitions, la planification du travail (car il faut anticiper les délais d'apprentissage), l'animation du groupe (il doit aussi savoir faire le boute-en-train). Tout ça, le chef sait que ça fait partie de son job, mais encore doit-il être psychologue (c'est lui qui doit résoudre les problèmes relationnels, ménager les susceptibilités, flatter les amours propres, rassurer les dépressifs, tempérer les sautes d'humeur, paternaliste aussi (il doit décoincer et encourager les timides), il doit aussi faire taire les bavards.
Bref un vrai chef de chœur est tout cela à la fois : sélectionneur, entraîneur, soigneur, éducateur, psychologue, psychiatre. Et en plus, il doit être musicien.
Alors qu'on l'aime ou qu'on ne le supporte pas, qu'il soit respectueux ou insultant, sympa ou mal embouché, qu'il suggère la musique ou que l'on ne comprenne rien à sa battue, le chef est le chef, il est là et il a beaucoup de boulot, alors faut pas le faire c.... Il faut lui obéir : un point c'est tout.
Pourquoi rejoindre une chorale ?
La nouvelle famille se montre accueillante : les anciens gravitent autour des nouveaux avec de grand sourires. Ils sont gais, prévenants .... La salle de répétition est du reste agréable. On est à l'aise, et on se marre beaucoup. La chorale est vraiment un lieu ouvert. Là, à chaque répétition, notre nouveau chanteur se sent chez lui. Déjà il s'est fait des tas de copains.
Mais aussi, il a découvert les premières partitions. ET là, une chose est
apparue : le chant choral est une activité exigeante. Styles variés, termes
techniques auxquels il ne comprend rien, difficultés de rythme, hauteurs de
sons inaccessibles, phrasé, nuances, précision des attaques, justesse, articulation, texte dans des langues étrangères, constitution d'un "son homogène", exigences d'un chef maniaque, contraintes des horaires, des programmes, longueur des œuvres (car on chante debout), stress des concerts ... Tout cela ne va pas de soi pour le novice.
L'art n'est pas si aisé qu'il l'avait d'abord imaginé. Et, tandis que le paradis vire au purgatoire, surgit pour lui cette angoissante énigme : "comment vais-je chanter tout ça ?"
Mais, encouragé par les anciens, le nouveau venu trouve vite la réponse : s'il est reconnu que l'on peut enseigner à lire et écrire aux enfants sans en faire des savants ou des écrivains, on concevra aisément qu'il soit possible d'exercer un adulte au chant sans en faire un virtuose, ni même un artiste. On ne lui en demandera pas tant. Choriste il veut être, choriste il sera.
Rassuré, notre ami s'est donc vite intégré et il ressent maintenant les vertus bénéfiques de sa nouvelle activité. Car une chose est indéniable : qu'elle soit vieillotte ou porteuse d'un esprit moderne, la chorale est une bonne chose. Elle devrait d'ailleurs être remboursée par la sécurité sociale.
Car, outre l'aspect artistique, il est évident que, sur le simple plan physique, le fait d'apprendre à contrôler sa respiration, de prendre conscience de son corps et du mécanisme phonatoire, le fait de libérer et de canaliser son énergie en hurlant sans complexe procure un autentique bien être. Parce que le chant est vibration, il a une action bienfaisante sur tous les atomes du corps et un choriste qui arrive fatigué à la répétition, en repart immanquablement requinqué.
En outre, tout en défoulant le corps, le fait de chanter oxygène le cerveau. C'est un excellent remède contre le stress et l'ankylose cérébrale.
On peut donc l'affirmer : le chant choral a au moins ce double effet bénéfique : sur le plan physique il ravigote la carcasse et sur le plan mental, il aère les neurones.
Mais en plus, et c'est là l'aspect magique de cette pratique, le chant choral ressert les liens sociaux, il permet aux hommes de se fréquenter (aux femmes aussi), il leur apprend à se connaître, à s'aimer ... C'est un facteur d'ouverture, un trait d'union entre les individus.
Dans ce cas, qu'attendez vous pour rejoindre une chorale ?

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COPINAGE MICHELE

Salut,

Elle cherche des candidats éventuels pour un voyage au Pérou en avril. Les infos ci-dessous.

Les « incontournables » du PEROU 12 avril au 26 avril 2014
Terres sacrées des Incas


Voyage touristique et sportif (trekking accessible à tous)
Recherchons des participants pour garantir le départ
Voyagiste : labalaguere.com code : PE1DECO
Contact personnel : 06.19.40.57.44
michelelebrun@hotmail.fr


Chalut,

Thierry.

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